Jakub Hrůša dirige la Philharmonie tchèque dans un programme qui relie Josef Suk, Pavel Haas et Leoš Janáček : Scherzo triste, Taras Bulba et Scherzo fantastique composent une soirée courte, dense et dramatique.

Suk, Haas, Janáček : les filiations de la musique tchèque
Cette soirée consacrée à la musique tchèque place la Philharmonie tchèque sous la direction inspirée de Jakub Hrůša dans un programme qui met en lumière les filiations artistiques et stylistiques reliant Josef Suk, Pavel Haas et Leoš Janáček. Un programme court (54 minutes), dense et intensément dramatique, révélant toute la diversité et la modernité du patrimoine symphonique tchèque.
Pavel Haas, Scherzo triste : l’élève direct de Janáček
L’esprit de Janáček traverse l’ensemble du programme. Le Scherzo triste de Pavel Haas, élève direct de Janáček, en offre une illustration frappante : ses couleurs orchestrales et son intensité expressive rappellent l’univers sonore du compositeur morave, notamment celui de son opéra La Petite Renarde rusée. Le solo de violon qui clôt l’œuvre prépare naturellement l’atmosphère dramatique de Taras Bulba, pièce centrale du concert.
Taras Bulba : la rhapsodie épique au cœur de la soirée
La rhapsodie orchestrale Taras Bulba de Leoš Janáček constitue le cœur émotionnel de la soirée. Inspirée du récit épique de Gogol, cette fresque symphonique se distingue par sa force narrative, ses contrastes saisissants et son langage orchestral d’une puissance singulière. Jakub Hrůša en souligne la tension dramatique et la richesse de la palette sonore.
Josef Suk, Scherzo fantastique : l’héritage de Dvořák
Le Scherzo fantastique de Josef Suk s’inscrit quant à lui dans la tradition héritée de Dvořák, tradition sur laquelle Janáček lui-même s’est appuyé. Cette œuvre virtuose et brillante apporte une énergie lumineuse et une élégance formelle qui complètent idéalement le parcours musical de la soirée. Jakub Hrůša et la Philharmonie tchèque y trouvent un contrepoint lumineux à la tension dramatique de Taras Bulba.



