Midori retrouve le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin sous la direction de Marie Jacquot pour un programme qui va de Vivian Fung à Dvořák, en passant par la Symphonie gaélique d’Amy Beach.

Midori, Marie Jacquot et un programme qui célèbre la création féminine
Au Berlin Philharmonie, la violoniste Midori retrouve le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin sous la direction de la cheffe française Marie Jacquot. Ce programme met en lumière trois siècles de création musicale, des œuvres contemporaines de Vivian Fung au romantisme slave de Dvořák, en passant par la Symphonie gaélique d’Amy Beach. Marie Jacquot, l’une des cheffes d’orchestre françaises les plus prometteuses de sa génération, dirige ici un programme audacieux qui célèbre la création féminine.
Earworms de Vivian Fung face à la Gaelic Symphony d’Amy Beach
Elle ouvre le concert avec Earworms (2018) de Vivian Fung, œuvre percutante qui traduit musicalement le chaos attentionnel de notre époque moderne. Cette pièce contemporaine constitue un contraste saisissant avec la Gaelic Symphony d’Amy Beach, composée en 1896. Première symphonie publiée par une compositrice américaine, cette œuvre majeure s’inspire des mélodies traditionnelles irlandaises, écossaises et anglaises, et connut dès sa création un succès critique et public immédiat.
Le Concerto de Dvořák et la Partita de Bach en bis par Midori
Au cœur du programme, le Concerto pour violon en la mineur de Dvořák représente l’un des grands chefs-d’œuvre du répertoire romantique. Composé en 1879-1880, ce concerto slave allie virtuosité éclatante et lyrisme profond, caractéristiques de l’écriture dvořákienne. Midori, dont le talent exceptionnel s’est révélé dès l’adolescence, incarne l’interprète idéale de cette partition exigeante. Sa maîtrise technique et sa sensibilité musicale font merveille dans cette œuvre emblématique du répertoire concertant. En bis, la violoniste offre un moment d’intimité avec la Partita n° 3 en mi majeur, BWV 1006 de Bach, démontrant l’étendue de son art dans le répertoire solo.



