Le pianiste japonais Mao Fujita, qui n’a pas encore atteint la trentaine, a de nouveau émerveillé le public du Festival de Verbier avec un programme allant du classicisme viennois au postromantisme d’Europe centrale, nordique et russe.

Verbier accueille Mao Fujita, de retour avec un programme exquis
Le Festival de Verbier, créé en 1994, accueille les grandes stars de la musique classique et les jeunes talents du monde entier, tissant des liens entre la jeunesse et les grands maîtres. Plus de 40 000 personnes profitent chaque année de cette expérience artistique unique et chaleureuse. Autre jeune talent du piano mondial, le Japonais Mao Fujita, qui n’a pas encore atteint la trentaine, a de nouveau émerveillé le public de l’excellent festival suisse, après son passage réussi lors de l’édition 2022, avec un programme exquis qui a navigué entre le classicisme viennois et le romantisme et le postromantisme d’Europe centrale, nordique et russe.

Grieg, Séverac, Chopin, Prokofiev, Mozart, Schumann : les œuvres jouées
Les œuvres et les auteurs interprétés étaient les suivants : 6 Pièces lyriques, op. 43, du norvégien Edvard Grieg (1843-1907) ; Les Fêtes, deuxième pièce de Cerdaña (5 études pittoresques pour le piano), du français Déodat de Séverac (1872-1921) ; Barcarolle, op. 60 du polonais Fryderyk Chopin (1810-1849) ; Sonate pour piano n° 1 en fa mineur, op. 1 du russe Sergueï Prokofiev (1891-1953) ; 12 Variations sur « Ah vous dirai-je, Maman », K. 265 de l’autrichien Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) ; Kreisleriana, op. 16 de l’allemand Robert Schumann (1810-1856) ; Passé Lointain, n° 17 des 18 Pièces pour piano, op. 72 du russe Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893), et Prélude, op. 11, n° 21 de son compatriote Aleksandr Scriabine (1872-1915).

Un festival né d’une idée ambitieuse au cœur des Alpes suisses
Le festival est l’un des plus prestigieux et des plus attendus à chaque saison, tant pour sa qualité artistique que pour le cadre impressionnant dans lequel il se déroule. Au début des années 1990, après douze années en tant qu’agent d’artistes, Martin T:son Engstroem avait une idée ambitieuse: créer un festival d’été au cœur des Alpes suisses, loin des grandes villes où se déroule la majorité des festivals.
Verbier, une petite station suisse, avait l’ambiance intime qu’il jugeait nécessaire pour favoriser l’excellence musicale en la concevant autrement, tout en restant un festival ouvert sur le monde. Il a imaginé un festival avec un orchestre de jeunes résident et une académie où des artistes de renom enseigneraient aux prochaines générations, un lieu où le public pourrait profiter d’une large variété d’activités, du matin au soir. En 1994, tout cela est devenu réalité.



