
Mikhail Pletnev défend le mal-aimé Quatrième Concerto de Rachmaninov, œuvre de l'exil américain, moderne et inquiète. Son intelligence du texte et sa sonorité d'orfèvre en font l'avocat idéal de cette partition à redécouvrir absolument.
Créé à Philadelphie en 1927 et accueilli froidement, le Quatrième Concerto fut remanié deux fois par un Rachmaninov exilé, tiraillé entre nostalgie russe et modernité américaine : on y entend presque du Gershwin. Pletnev, qui dirige et joue Rachmaninov depuis un demi-siècle, en est aujourd'hui l'avocat le plus convaincant.


