Au Musikverein de Vienne, Martha Argerich joue le Troisième Concerto de Prokofiev avec les Wiener Philharmoniker, avant une suite de Pétrouchka de Stravinsky sous la direction de Tugan Sokhiev.

Martha Argerich retrouve un orchestre prestigieux au Musikverein
Une rencontre artistique d’exception au cœur du Musikverein de Vienne, où la légendaire Martha Argerich retrouve l’un des orchestres les plus prestigieux du monde pour un programme alliant virtuosité pianistique et puissance orchestrale. Ce programme réunit deux piliers du répertoire du XXe siècle : le Concerto pour piano n° 3 en ut majeur, Op. 26, de Sergueï Prokofiev (1891-1953) et une sélection de la musique de ballet d’Igor Stravinsky (1882-1971).
Le Troisième Concerto de Prokofiev, de 1921 : énergie rythmique et virtuosité
Composé en 1921, le Troisième Concerto de Prokofiev demeure l’une des œuvres les plus exigeantes et spectaculaires de la littérature pianistique, alliant énergie rythmique, lyrisme intense et virtuosité étourdissante. Martha Argerich, figure emblématique du piano contemporain, incarne cette partition avec une autorité naturelle et une intensité expressive inégalées.
Der Standard salue ainsi son interprétation de Prokofiev. Son retour au Musikverein, temple de la musique viennoise, constitue un événement artistique majeur, salué par un public conquis qui a eu le privilège d’entendre l’une de ses bis les plus appréciées : la Sonate en ré mineur K. 141 de Domenico Scarlatti, miniature d’une perfection cristalline.
« Drame éclatant et comédie bizarre, poésie lyrique et théâtralité saisissante : Argerich en a fait la démonstration par excellence dans Prokofiev »Der Standard
Pétrouchka : Stravinsky et la palette coloriste des Wiener Philharmoniker
Le second volet du concert met en lumière le génie orchestral de Stravinsky, dont la musique de ballet – extraite de Pétrouchka (Suite de 1911) – déploie toute la richesse coloriste des Wiener Philharmoniker. Sous la direction inspirée de Tugan Sokhiev, l’orchestre révèle une précision rythmique exemplaire et une palette sonore d’une subtilité remarquable. « Cela faisait longtemps que cette musique de ballet n’avait été entendue de manière aussi spectaculaire » (Klassik begeistert).
Tugan Sokhiev : un dialogue parfait entre soliste et orchestre
Tugan Sokhiev, chef d’orchestre russe de renommée internationale, entretient une relation privilégiée avec le répertoire russe et français. Sa direction, à la fois structurée et lyrique, permet un dialogue parfait entre soliste et orchestre, où chaque phrase chante avec une clarté et une intensité rares. Cette captation, produite par UNITEL en partenariat avec ORF III et les Wiener Philharmoniker, offre une expérience immersive d’une qualité technique exceptionnelle, restituant avec fidélité l’acoustique légendaire du Musikverein et la richesse sonore de l’un des ensembles les plus prestigieux d’Europe.



