Au Konzerthaus Dortmund, Andris Nelsons dirige le Gewandhausorchester Leipzig dans Blumine de Mahler, le Concerto pour deux pianos de Mendelssohn avec les frères Jussen, puis la Symphonie n°8 de Dvořák.

Mendelssohn à quatorze ans : un Concerto pour deux pianos rare
Au Konzerthaus Dortmund, Andris Nelsons dirige le Gewandhausorchester Leipzig dans un programme mêlant raretés et chefs-d’œuvre du romantisme, avec le duo pianistique Lucas et Arthur Jussen en solistes. Les frères Lucas et Arthur Jussen, figures majeures de la jeune génération pianistique européenne, retrouvent Andris Nelsons et le prestigieux Gewandhausorchester Leipzig pour une interprétation rare du Concerto pour deux pianos de Felix Mendelssohn.
Composée par le musicien alors âgé de quatorze ans, cette œuvre brillante révèle déjà l’élégance formelle, l’invention mélodique et la virtuosité caractéristiques du compositeur, qui fut lui-même Gewandhauskapellmeister de 1835 à 1847.
Blumine : une page délicate écartée de la Première de Mahler
Le programme s’ouvre sur « Blumine », mouvement initialement destiné à la première version de la Symphonie n°1 de Gustav Mahler. Page délicate et poétique, longtemps écartée du cycle symphonique, elle témoigne d’une facette plus intime du compositeur.
Dvořák, Symphonie n°8 : la vitalité du Gewandhausorchester
La Symphonie n°8 d’Antonín Dvořák vient couronner la soirée. Œuvre lumineuse et enthousiasmante, elle conjugue richesse orchestrale, inspiration folklorique et maîtrise architecturale. Sous la direction d’Andris Nelsons, l’orchestre déploie toute la vitalité et la profondeur expressive de cette partition.
Au Konzerthaus Dortmund, cette production met en valeur la cohésion du Gewandhausorchester Leipzig et la complicité artistique du duo Jussen, dans un programme qui relie tradition romantique et redécouverte de pages rares.



