
Daniil Trifonov affronte le redoutable Premier Concerto de Liszt avec la Philharmonique d'Israël et Kent Nagano, avant une symphonie de Mahler. Le pianiste russe, réputé pour brûler les planches sans jamais sacrifier la poésie, fait de la virtuosité lisztienne un théâtre d'ombres et de lumière.
Le Premier Concerto de Liszt, avec son triangle scandaleux qui fit ricaner la critique viennoise, reste le manifeste du piano transcendant. Trifonov l'aborde en poète halluciné plus qu'en athlète, et Kent Nagano lui répond avec la précision analytique qui fait sa réputation, avant la vaste fresque mahlérienne.


