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Концерт

Anton Bruckner, Symphonie n° 5 : Orchestre royal du Concertgebouw d’Amsterdam, Klaus Mäkelä

Première Samedi 17 · 20h50
4К Ultra HDDolby Atmos

О овом програму

Dans le domaine des symphonies d’Anton Bruckner, sans doute l’un des univers orchestraux les plus fascinants du romantisme tardif, l’Orchestre Royal du Concertgebouw s’est forgé une réputation enviable. C’est pourquoi l’interprétation de cette Cinquième Symphonie aux côtés du chef d’orchestre et collaborateur artistique finlandais Klaus Mäkelä – qui prendra ses fonctions de directeur musical à la tête de l’orchestre en 2027 – est une occasion à ne pas manquer. « À mon avis, c’est la plus grande réussite en matière de forme symphonique », commente le chef lui-même à propos de cette composition brucknérienne.

La Symphonie n° 5 en si bémol majeur, WAB 105, d’Anton Bruckner (1842-1896), fut composée entre 1875 et 1876, bien qu’elle ait ensuite fait l’objet de quelques révisions et retouches, généralement superficielles, tant en 1878 qu’en 1896. Sa première exécution publique eut lieu sous la forme d’une transcription pour deux pianos, interprétée par Joseph Schalk et Franz Zottmann en avril 1887, dans la Bösendorfersaal de Vienne. Vint ensuite la version orchestrale dirigée par Franz Schalk à Graz, le 9 avril 1894, à laquelle Bruckner ne put assister en raison de son état de santé. Malheureusement, il n’entendit jamais cette symphonie interprétée par un orchestre. L’œuvre est dédiée à Karl von Stremayr, ministre de l’Éducation de l’Empire austro-hongrois. Elle fut imprimée pour la première fois dans une révision partielle de Franz Schalk en 1896, celle-là même que l’on entendit lors de la création de l’œuvre. Il n’est pas très clair de savoir combien des différences entre cette version et celle de 1878 sont dues à Bruckner et combien à Schalk, mais il est généralement admis que la plupart des changements ne furent pas approuvés par l’auteur. Schalk transforma l’instrumentation pour lui donner une sonorité plus wagnérienne, apportant quelques modifications très significatives à la longue coda du finale, où il ajouta des cymbales et un triangle, tout en doublant les cuivres, afin de donner davantage d’éclat et de puissance au passage. Le véritable manuscrit définitif fut finalement publié dans une édition de 1936 établie par Robert Haas. C’est la version de 1878 qui est habituellement interprétée avec assiduité ; il en existe les éditions de Robert Haas (publiée en 1935) et de Leopold Nowak (1951), qui ne présentent pas de différences significatives entre elles. La Cinquième est le premier succès inconditionnel de la maturité de Bruckner, et son colossal dernier mouvement fut décrit par le chef Wilhelm Furtwängler comme « le finale le plus majestueux de toute la littérature orchestrale ». Il s’agit, sans aucun doute, de l’un des plus grands chefs-d’œuvre de Bruckner, aux côtés de la puissante Huitième et de la Neuvième inachevée. Ces trois œuvres sont les principales raisons pour lesquelles beaucoup le considèrent comme le plus grand symphoniste austro-allemand après Beethoven.

Orchestre royal du Concertgebouw d’Amsterdam, Klaus Mäkelä Anton Bruckner : Symphonie n° 5 en si bémol majeur, WAB 105. Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam | Klaus Mäkelä. Concertgebouw, Amsterdam. 2024.

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