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Concert

Beethoven : Symphonie n° 4 Staatskapelle Berlin, Daniel Barenboim

Première Samedi 18 · 20h50
4K Ultra HDDolby Atmos

À propos de ce programme

Avec l'interprétation des symphonies n° 4, 5, 6 et 8 de Ludwig van Beethoven (1770-1827), la Staatskapelle de Berlin, sous la direction de son chef principal Daniel Barenboim, rend hommage au génial compositeur, dont le nom devait être célébré en 2020 pour commémorer le deux cent cinquantième anniversaire de sa naissance, avant que cette Année Beethoven 2020 ne devienne un événement marqué par la pandémie qui, bien sûr, a bouleversé le monde de la musique comme jamais auparavant. C'est pourquoi cette version de la Symphonie n° 4 en si bémol majeur, op. 60, a été enregistrée sans public dans la salle. Au sein de son corpus symphonique transcendant, la Symphonie n° 4 en si bémol majeur, op. 60, est l'une des moins jouées et des moins appréciées du maître de Bonn. Elle fut composée en 1806 grâce au comte Franz von Oppersdorff, un parent du protecteur de Beethoven, le prince Lichnowsky, qu'il rencontra lors d'un voyage de la cour à la résidence d'été des Lichnowsky. Pendant son séjour, le comte organisa une rencontre pour faire la connaissance de Beethoven, qui s'y trouvait pour prendre quelques jours de repos en compagnie de son bon ami.

Von Oppersdorff, qui avait entendu la Deuxième Symphonie, lui offrit une belle somme d'argent pour la composition d'une nouvelle symphonie. La dédicace de l'œuvre est donc faite au « noble comte silésien Franz von Oppersdorff ». Composée en quatre mouvements, elle fait appel à l'effectif orchestral habituel, avec cordes, bois par deux, cors, trompettes et timbales. Avec la création de sa Symphonie Héroïque, Beethoven avait déjà complètement déconstruit le modèle de la symphonie classique ; cependant, dans cette Quatrième, on assiste à une régression apparente vers le modèle symphonique du XVIIIe siècle, vers le Haydn le plus génial, ce qui s'apprécie particulièrement dans les deux derniers mouvements. C'est une œuvre plus sereine et équilibrée, peut-être moins inquiétante, ce que Schumann considérait comme très peu romantique, car par sa tranquillité et sa pureté classique, il la qualifiait de « symphonie grecque ». Cependant, on y trouve toujours une écriture beethovénienne bien affirmée et caractéristique. 60. Staatskapelle de Berlin | Daniel Barenboim. Staatsoper Unter den Linden, Berlin. 2020.

Images du programme

Beethoven : Symphonie n° 4 Staatskapelle Berlin, Daniel Barenboim · photo 1Beethoven : Symphonie n° 4 Staatskapelle Berlin, Daniel Barenboim · photo 2Beethoven : Symphonie n° 4 Staatskapelle Berlin, Daniel Barenboim · photo 3