Sir Antonio Pappano dirige le London Symphony Orchestra dans Till Eulenspiegel et Ein Heldenleben de Strauss, avant le Concerto pour violon n°5 de Mozart avec Lisa Batiashvili : virtuosité, narration symphonique et raffinement.

Deux visions de l’orchestre : Strauss flamboyant, Mozart élégant
À la tête du London Symphony Orchestra, Sir Antonio Pappano propose un programme lumineux et contrasté mettant à l’honneur deux univers emblématiques : la richesse orchestrale flamboyante de Richard Strauss et l’élégance classique de Wolfgang Amadeus Mozart. Aux côtés de la violoniste Lisa Batiashvili, ce concert conjugue virtuosité soliste, narration symphonique et raffinement stylistique. Ce programme met en regard deux visions contrastées de l’orchestre : celle, narrative et flamboyante, de Richard Strauss, et celle, élégante et équilibrée, du Mozart de la maturité.
Strauss : Till Eulenspiegel et Ein Heldenleben, deux grandes fresques
Avec Till Eulenspiegel, Strauss brosse le portrait malicieux et irrévérencieux d’un héros populaire. Cette fresque symphonique pleine d’humour, de rebondissements et de virtuosité instrumentale exploite toutes les ressources de l’orchestre moderne, offrant un véritable théâtre sonore. Ein Heldenleben constitue l’un des sommets du poème symphonique straussien. À travers cette vaste fresque autobiographique, le compositeur déploie une écriture orchestrale luxuriante, faite de contrastes dramatiques, de lyrisme expansif et de climats héroïques. Sir Antonio Pappano et le LSO en révèlent toute la richesse de textures et la puissance narrative.
Mozart, Concerto pour violon n°5 : la grâce de Lisa Batiashvili
En contrepoint, le Concerto pour violon n°5 de Mozart apporte une dimension de grâce et de légèreté. Œuvre de jeunesse d’une maturité exceptionnelle, ce concerto conjugue élégance mélodique, équilibre formel et esprit dansant. Lisa Batiashvili, soliste invitée et figure majeure du violon contemporain, y déploie un jeu à la fois lumineux, raffiné et expressif.



