
Le Stabat Mater de Rossini, où la douleur sacrée épouse le théâtre lyrique italien, réunit un quatuor vocal étincelant autour de Sonya Yoncheva. De l'Inflammatus incandescent au recueillement final, l'opéra s'invite à l'église, pour le meilleur.
Commencé en 1831 et achevé dix ans plus tard, le Stabat Mater fit scandale par sa théâtralité : Heine y voyait « trop de sensualité pour un sujet sacré ». C'est précisément sa gloire. L'Inflammatus pour soprano et le Cujus animam du ténor exigent des voix d'opéra au sommet, réunies ici autour de Sonya Yoncheva.


