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Opéra

Alcina à Glyndebourne : la magicienne de Haendel, entre vengeance et amour

Haendel : Alcina – Orchestra of the Age of Enlightenment, Jonathan Cohen – Glyndebourne

Au Festival de Glyndebourne, Francesco Micheli met en scène Alcina, l’un des grands drames scéniques de Haendel, sous la direction de Jonathan Cohen à la tête de l’Orchestra of the Age of Enlightenment.

Au programmeG. F. Haendel : Alcina, HWV 34. B. Taylor, A. Miles, S. Mafi, J. Archibald, R. Pierce, S. Hankey, S. Jackson, J. ClevertonF. Micheli (mise en scène)Orchestra of the Age of Enlightenment
Haendel : Alcina – Orchestra of the Age of Enlightenment, Jonathan Cohen – Glyndebourne · photo 1
Haendel : Alcina – Orchestra of the Age of Enlightenment, Jonathan Cohen – Glyndebourne

Micheli et Cohen à Glyndebourne : faste et lecture historiquement informée

L’un des grands drames scéniques du compositeur germano-britannique, dans une production mise en scène par Francesco Micheli et dirigée par Jonathan Cohen. Le metteur en scène Francesco Micheli apporte style et un faste luxuriant à cette mise en scène d’Alcina, HWV 34 de George Frideric Handel (1685-1759). Elle provient du Festival de Glyndebourne, l’un des rendez-vous majeurs de l’opéra britannique et européen. Jonathan Cohen dirige cette lecture historiquement informée à la tête de l’Orchestra of the Age of Enlightenment.

La distribution réunit Beth Taylor, Alastair Miles, Soraya Mafi, Jane Archibald, Rowan Pierce, Samantha Hankey, Stuart Jackson et James Cleverton. Autour de Francesco Micheli (mise en scène), l’équipe artistique se compose d’Edoardo Sanchi (scénographie), Alessio Rosati (costumes), Mike Ashcroft (chorégraphie) et Bruno Poet (éclairage).

Alcina, magicienne d’une île enchantée : vengeance ou amour ?

Alcina, puissante magicienne, règne sur une île enchantée où ses anciens amants sont transformés en arbres, rochers ou animaux. Lorsqu’elle tombe amoureuse du chevalier Ruggiero, elle espère que cet amour brisera son sortilège. Mais lorsqu’il la quitte, choisira-t-elle la vengeance ou l’amour pourra-t-il la transformer réellement ? Cet opéra magistral de Haendel mêle la magie à une exploration profonde de l’amour, de l’illusion et de l’autodestruction. Alcina est à la fois sorcière et femme, méchante et victime, ce qui en fait l’une des héroïnes les plus complexes du compositeur.

D’après l’Arioste : enchantements, danses et chœurs à la française

Adaptée de l’épopée Orlando furioso de Ludovico Ariosto, Alcina s’inscrit dans une trilogie inspirée d’Arioste avec Ariodante et Orlando. L’œuvre se distingue par son spectaculaire dispositif scénique : enchantements, apparitions, transformations, mais aussi par la présence de danses et de chœurs influencés par l’opéra français. Dans ce contexte, les personnages d’Alcina et de Ruggiero bénéficient d’un traitement musical particulièrement développé, leurs épisodes constituant les moments dramatiques et musicaux les plus marquants de l’opéra.

Un succès londonien en 1735, malgré la crise de la Royal Academy

Créée le 16 avril 1735 au Theatre Royal de Covent Garden à Londres, Alcina fut un grand succès pour Haendel. Ses dix-huit représentations lors de la saison de création contrastent fortement avec les difficultés financières de la Royal Academy, dont Haendel était directeur musical, et qui l’amenèrent à rompre avec l’institution et à quitter le King’s Theatre de Haymarket. Version raccourcie (sans les numéros de danse), l’œuvre fut reprise en 1736 puis en 1737, et jouée l’année suivante à Braunschweig.

InterprètesJ. Cohen. Nouveau Théâtre de Glyndebourne. 2022

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