
La Symphonie n° 9, adieu bouleversant de Mahler à la vie, trouve dans la Philharmonie tchèque, l'orchestre du pays natal du compositeur, une profondeur singulière. Du premier battement hésitant à l'extinction finale de l'adagio, l'une des partitions les plus émouvantes jamais écrites.
Écrite entre 1908 et 1909 par un Mahler condamné par la maladie, la Neuvième s'ouvre sur un battement de cœur irrégulier et s'éteint en un adagio marqué « ersterbend » (en mourant). Alban Berg y voyait « la chose la plus sainte que Mahler ait écrite ». L'orchestre du pays natal du compositeur en connaît chaque inflexion.


